La luminothérapie et les personnes en bonne santé

Selon des recherches menées par Partonen & Lonnqvist (2000), la lumière vive améliore la vitalité et soulage la détresse chez les personnes en bonne santé. Partonen & Lonnqvist ont exposé des employés de bureau à la lumière vive pendant l’hiver et ont constaté que l’exposition répétée à la lumière vive améliorait la vitalité et réduisait les symptômes dépressifs.

Le bénéfice fut observé non seulement chez les sujets en bonne santé avec des symptômes saisonniers mais aussi chez ceux ne présentant aucune variation saisonnière. Par conséquent, l’exposition à la lumière vive s’avère efficace pour l’amélioration de la qualité de vie liée à la bonne santé et pour le soulagement de la détresse chez les sujets en bonne santé. Il est suggéré que l’usage de la lumière vive est une option utile pour accroitre la vitalité et l’humeur, en particulier parmi ceux travaillant en intérieur en hiver.

Dans le cas du décalage horaire, l’individu réagit extérieurement aux changements induits dans son cycle de sommeil et d’éveil. Voyager d’ouest en est en traversant trois fuseaux horaires ou plus est le plus difficile.

Des changements marqués dans le timing des périodes de sommeil peut entrainer une irritabilité et une vigilance diminuée ; plusieurs études ont montré que la luminothérapie peut être utilisée de manière efficace pour soulager ces symptômes (Smyth, 1990).
Les personnes travaillant par roulement présentent souvent des symptômes de dépression bénigne, de fatigue, des difficultés de sommeil et des problèmes d’attention et de vigilance. Des études ont montré que ces symptômes peuvent être réduits de manière significative par l’usage de la luminothérapie (Czeisler et al, 1990 ; Stewart et al, 1995).

La luminothérapie & le syndrome prémenstruel / syndrome de tension prémenstruelle (SPM/TPM)

Une autre application possible de la luminothérapie est le traitement du syndrome prémenstruel / de la tension prémenstruelle (SPM/TPM).
Les symptômes du SPM et de la TPM sont similaires à ceux du trouble affectif saisonnier et du TAS subsyndromique – dépression, fatigue, irritabilité, anxiété, alimentation excessive etc, et apparaissent chez les femmes tous les mois. Maskall et al (1997) affirment que les patientes atteintes de trouble dysphorique de la phase lutéale tardive (TDPLT) présentent les mêmes types de comportement saisonniers conséquents sur l’humeur et les symptômes prémenstruels.
Lam et al (1999) constatèrent que la luminothérapie vive réduisait de manière significative la dépression et les effets du SPM et de TPM pendant la phase lutéale symptomatique.
Ces résultats suggèrent que la luminothérapie vive est un traitement efficace contre le TDPLT. De plus, des études ont aussi montré que la luminothérapie est efficace dans la régulation des cycles menstruels de la femme.

La luminothérapie pour traiter d’autres problèmes de santé

Le traitement du trouble affectif saisonnier est presque exclusivement associé à la luminothérapie, et en effet, il a été proposé de faire de la réaction à la photothérapie un critère de diagnostic du TAS. Cependant, pas moins d’un tiers des patients présentant le TAS ne réagit pas à la luminothérapie seule. De plus, il est [...]

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Le trouble affectif saisonnier et l’efficacité de la luminothérapie

Plusieurs analyses qualitatives ont conclu que la luminothérapie est un traitement efficace contre la dépression saisonnière, avec des taux de réaction allant de 60% à 90% lors d’études contrôlées (Eastman et al 1998; Lamberg, 1998; Partonen & Lonnqvist, 1996; Tam et al, 1996). On a constaté qu’entre 75% et 85% des personnes souffrant de TAS [...]

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Autres facteurs

La période de l’année pendant laquelle se déroule l’étude affecte le processus de remémoration des épisodes de dépression saisonnière ; ainsi, les patients interrogés en automne ou en hiver sont plus susceptibles de rapporter des troubles saisonniers comparé aux patients interrogés en été (Lam & Levitt, 1999). Une étude menée au Royaume-Uni a montré que [...]

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Le trouble affectif saisonnier et l’âge

Des études épidémiologiques rapportent que la prévalence du TAS augmente avec l’âge jusqu’à 60 ans. À partir de l’âge de 50-54 ans, la prévalence diminue de manière drastique, à tel point que la prévalence du TAS au-delà de 65 ans est très basse. Néanmoins, les patients âgés de plus de 65 ans peuvent toujours se [...]

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